Je tiens avant toute chose à souligner la qualité des échanges et des rencontres que j'ai eu durant ce long processus, l'écoute de mes interlocuteurs, et leur motivation sincère à pousser mon profil. J'ai été en processus pendant 4 mois, de février à mai. Chaque entretien s'est soldé de relances de ma part afin d'obtenir un retour et la promesse d'arriver à l'étape suivante. Il s'écoulait entre deux à trois semaines entre chaque étape. Cette longueur s'explique par le fait que j'arrivais en candidature spontanée, cooptée, sur un poste à créer, et on s'est d'ailleurs excusé de m'avoir tant fait patienté. Chaque entretien a été suivi d'un retour très encourageant auprès de la personne qui m'avait coopté, et qui me transmettait alors l'enthousiasme général autour de mon profil - mais rarement directement à moi. J'avançais à la fois dans le flou absolu et la montée d'un espoir grandissant, renforcé par ces retours indirects - ce que je trouve rétrospectivement assez manipulateur. On m'a durant l'ensemble de mes entretiens donné une image idéale de Onepoint : un cabinet en excellente santé, dans des locaux superbes et immenses, recrutant énormément afin de grandir sur un marché bien portant, mettant en avant des profils de plus en plus hybrides, experts, et innovants. Mais également : un besoin présent et reconnu dans l'équipe pour un profil comme le mien, le projet de créer une équipe autour de ce besoin - et alors l'évidence, finalement, de ce recrutement. On m'a plusieurs fois affirmé que mon profil correspondait aux ambitions de Onepoint, et on m'a expliqué que le processus de recrutement devait finir par la rencontre avec un.e partner, dernière étape de validation de mon embauche. Au cours de ces mois, j'ai informé de ma situation les différentes parties prenantes : si j'étais extrêmement intéressée par l'opportunité, il m'était important d'être tenue informée plus rapidement, car je cherchais un travail pour la rentrée. Face au flou et à l'attente, j'ai à plusieurs reprises demandé des éclaircissements sur les étapes à venir, et prévenu que je devais tenir informée d'autres recruteurs intéressés. Suite à mon dernier entretien avec le.la partner, on m'a demandé une dernière attente qui s'est allongée sur un mois entier. Encouragée par les retours, le tableau fait d'une situation de recrutement idéale, et la certitude d'avoir validée cette dernière étape, j'ai malheureusement fait confiance, et j'ai attendu, faisant patienter d'autres recruteurs, stoppant mon processus de recherche. Ma surprise fut totale lorsque, après une ultime relance de ma part, on m'a avoué que la véritable dernière étape était une validation du PDG lui-même, et que celui-ci avait (mais depuis quand le savaient-ils alors ?) décidé d'un no-go. On m'a avoué une situation de marché compliquée, amenant Onepoint à faire (et ce depuis bien avant le début de mon processus) des choix de recrutement drastiques : non, mon profil n'était pas idéal, non, le marché ne se portait pas bien, et non, on ne recrutait pas à la pelle, surtout pas des profils hybrides comme le mien. Si je ne critique ici ni ce choix business évident ni la motivation sincère des parties prenantes autour de mon recrutement, je suis obligée de critiquer et retenir le manque de transparence et le choix conscient d'avoir préféré me faire laisser dans l'illusion, m'encourageant à m'investir dans une attente dangereuse, plutôt que d'agir de manière responsable en m'expliquant dès mars que ce recrutement serait semé d'embuches. Je regrette aujourd'hui ce processus. J'ai perdu une autre opportunité d'embauche dans les derniers jours d'attente, et me retrouve à postuler en juin, dans une situation financière de plus en plus précaire. Je regrette d'avoir fait confiance et de ne pas avoir pris mes dispositions : ceci est de mon ressort. Je regrette que Onepoint se comporte comme une société "où il fait bon vivre" que lorsque le marché le permet, mais abandonne ses valeurs dès que la situation se complexifie un peu. J'ai fais un retour aux parties prenantes en direct, exprimant ce que j'ai dénoncé ici. Je n'ai eu qu'une seule réponse sur les 5 personnes rencontrées, et remercie le.la concerné.e pour sa bienveillance. Aucun retour RH. J'ai beaucoup hésité à faire ce témoignage, mais parfois ça reste la seule manière de se faire entendre. La transparence est une valeur clé, et le respect des candidats est la vitrine de votre culture d'entreprise, et de votre image de marque interne.